50e anniversaire de l’ACB

11 Janvier 2013
 

50e anniversaire de l’ACB

 

23 Janvier 2013, @ Expédition Tara Paris

 

Discours de Simon Uzenat, président de l'Association des Cadres Bretons
 
Monsieur l'Ambassadeur, Votre Excellence,
Monsieur le Vice-Président de la Région Bretagne,
Monsieur le président de Tara,
Mesdames et Messieurs les présidents d'organisation et dirigeants d'entreprise de Bretagne et d'ailleurs,
Mesdames et Messieurs,
 
Je voudrais tout d'abord remercier l'ensemble des partenaires qui nous ont permis d'organiser cette soirée événement dans de si belles conditions.
 
L'équipe de Tara, son président, son secrétaire général, Myriam... dont la disponibilité et le dynamisme sont particulièrement contagieux.
 
André Sidney, le patron de O'Breizh, un Lorientais à Paris, qui tient un restaurant délicieux dans le 8e arrondissement et qui a été une cheville ouvrière essentielle pour l'organisation d'un repas breton qui suscitera, j'en suis convaincu, le plaisir de tous. Merci aux marques Groix et Nature, Lukas, Hénaff, Coïc, Bordier, Muskadig Breizh dont vous pourrez goûter les produits.
 
La Bretagne ne serait pas ce qu'elle est sans ses huîtres, et en particulier les huîtres naturelles que produisent Benoît et Marie Le Joubioux présents parmi nous. Vous pourrez ainsi déguster L'Hermine 1875, une huître naturelle née en mer de façon traditionnelle, avec la particularité de grandir à même le sol à Pénerf, dans le Morbihan. Benoît Le Joubioux est également le président de l'association nationale « Ostréiculteur Traditionnel ».
 
Je n'oublie pas Gwénaël Saliou, un photographe au parcours exemplaire et qui s'est spécialisé dans des reportages approfondis pour des entreprises qui souhaitent utiliser l'image comme support de dialogue social afin d'améliorer les liens humains et les performances économiques. Allez le rencontrer et échanger avec lui, il a beaucoup de talent !
 
Un mot enfin pour Adeline, la fidèle et efficace assistante de l'ACB, et sur qui l'on peut compter en toutes circonstances !
 
Vous me permettrez par ailleurs d'excuser les absences de David Lappartient, malade, et de Jean-Guy Le Floch, qui a dû écourter son temps de présence pour rentrer en Bretagne.
 
Il y a un demi-siècle déjà, autour de Jean Le Guellec, des Bretons de la région parisienne décidaient de mettre en commun leurs réseaux, leur capacité d'influence et leur talent au service d'une cause, d'une histoire, d'un projet, d'un territoire : la Bretagne. C'est ainsi qu'est née l'Association des Cadres Bretons que j'ai l'honneur de présider depuis le 9 octobre 2012.
 
Ce faisant, j'ai succédé à plusieurs personnages illustres, dont certains sont présents ici ce soir et je les salue chaleureusement car ce lien indéfectible entre les générations, qui contribuent les unes après les autres à écrire notre grand récit régional, constitue l'un des ciments de l'esprit breton. À cet égard, je veux rendre un hommage particulier à mon prédécesseur, Yann Le Guellaff, dont l'engagement, l'énergie et l'amour de la Bretagne continuent à susciter l'admiration. Merci à toi, mon cher Yann.
 
Comme vous avez pu le voir dans la présentation relative aux archives de l'ACB depuis sa création, notre Association n'a cessé d'être un phare : un phare breton (sans mauvais jeu de mots) à Paris, et un phare parisien en Bretagne ; un phare qui anticipe, qui alerte, qui montre le chemin.
 
Dans la note d'information n°2, du 20 octobre 1963, figure ainsi à l'ordre du jour de l'une des réunions de l'ACB le thème de l'alimentation de la Bretagne en énergie électrique... Le pacte électrique avant l'heure mon cher Gérard !
 
Mais d'autres combats ont aussi mobilisé l'ACB. Que l'on songe à cet article paru dans le bulletin de 1974, intitulé "l'Université au service de la Bretagne", ou bien encore le rapprochement ferroviaire de la Bretagne dans la Sterne de 2007...
 
50 ans après, nous demeurons plus que jamais mobilisés pour le développement et le rayonnement de la Bretagne. Et c'est la raison pour laquelle je suis très heureux d'accueillir ce soir le président de l'Université de Bretagne Sud, Jean Peeters, et le directeur régional de la SNCF, Jean-Philippe Dupont.
 
Plus que jamais, nous revendiquons l'héritage conjoint des fondateurs du CELIB et de l'ACB, qui repose sur la collégialité, le dépassement des appartenances singulières qui fragmentent et fragilisent la Bretagne. Au sein de l'ACB, nous faisons vivre cet esprit breton, où se mêlent et dialoguent les âges, les parcours, les tendances, avec le souci permanent de l'intérêt régional, compris non pas comme une agrégation culturelle d'opportunismes locaux mais bien comme un destin partagé qui lie ensemble l'ancrage et l'ouverture au monde, la fierté du passé et la confiance en l'avenir.
 
Et je voudrais ici mettre en lumière les membres de notre bureau et de notre conseil d'administration qui œuvrent chaque jour, avec envie et détermination. Nous veillons à la continuité mais également au renouvellement, gage de la vitalité de l'ACB. Nous avons retenu plusieurs critères afin d'améliorer encore la représentativité de notre Association : parité (bureau), équilibre Bretagne/Paris/international, secteurs, tailles d'entreprise. À ce titre, je me félicite de l'arrivée de Jean-Guy Le Floch au Conseil d'administration.
 
50 ans, un âge respectable certes mais un âge de transition. L'ACB ne souffrira pas de la crise de la cinquantaine, je vous rassure tout de suite, mais notre Association entend bien continuer à se réinventer pour remplir au mieux ses missions. Le Conseil d'administration a ainsi décidé de moderniser sa communication en faisant évoluer le logo de l'ACB qui n'avait pas été modifié depuis plus de 30 ans et en changeant de site internet. À cet égard, je veux adresser mes plus chaleureux remerciements et félicitations à l'agence Quintesis de Vannes et à l'ensemble de ses équipes, Romain, Marie, Aurélie et tous les autres, sous la tendre férule de Valérie et Gaël Patout, nouvel administrateur de l'ACB, et qui va vous présenter notre future identité graphique.
 
Au-delà de la forme, essentielle dans un monde de l'instantané, cette nouvelle communication donne surtout à voir la stratégie d'animation et de développement de l'ACB, axée principalement autour des enjeux économiques. L'ACB se veut ainsi une Association au service des entrepreneurs, pour la Bretagne. C'est cet ensemble que la labellisation Marque Bretagne est venue consacrer. Je suis très fier de cette reconnaissance, d'autant plus que l'ACB est la 1ère association partenaire de la Marque Bretagne en dehors du territoire régional. BDI peut compter sur nous, chère Anne, pour être l'antenne-relais de la Marque Bretagne !
 
Face aux défis du monde contemporain, et sans jamais oublier nos déficits et nos faiblesses, l'ACB veut tirer le meilleur parti d'une Bretagne entreprenante, diplômée, fière de son identité et ouverte sur le monde.
 
Alors que l'emploi est au cœur des préoccupations, nous valorisons le réseau de l'ACB et sélectionnons les dossiers pour lesquels l'intervention de notre Association apportera une vraie valeur ajoutée, s'agissant en particulier de l'émergence des nouvelles filières économiques et industrielles, notamment celles liées à l'environnement, à la mer et aux nouvelles technologies. C'est le sens de cette soirée, où nous avons voulu mettre en lumière la diversité et les potentialités nombreuses de l'économie bretonne.
 
L'ACB formule des analyses et des propositions concrètes, qui doivent être utiles à ses adhérents et à la Bretagne. Son action s'organise autour de trois lignes directrices, également au cœur du projet Tara que vous découvrez ce soir :
 
- L'innovation économique, sociale et culturelle qui fait la force de la Bretagne et lui offre des perspectives très stimulantes pour la création de richesses et d'emplois non-délocalisables ;
- Le développement durable qui s’appuie sur des expérimentations, des savoirs et des bonnes pratiques mises en œuvre tant dans les entreprises que dans les associations et avec le soutien des collectivités locales.
 
- L'internationalisation qui constitue une priorité pour un nombre croissant d'acteurs économiques, sociaux et culturels car elle représente un fort relais de croissance et de rayonnement quand elle se conjugue avec l'ancrage territorial.
 
Pour 2013, le Conseil d'administration a voté le 20 décembre dernier un programme très dense : fil rouge thématique sur le financement de l'économie bretonne, nouveaux conquérants bretons, petits-déjeuners professionnels en partenariat avec Objectif Cash, dont je salue le président, David Brault, 1er forum de l'économie bretonne du 16 au 26 mai à la Maison de la Bretagne et au Jardin d'acclimatation, dont je remercie chaleureusement le directeur général délégué, Fabrice Tareau, présent parmi nous...
 
Je voudrais conclure mon intervention sur l'internationalisation de l'économie bretonne et l'apport de l'ACB en la matière. Dans la continuité des actions que nous conduisons à Paris sur les enjeux liés à l’internationalisation des entreprises, l’exportation des technologies et des produits, la promotion de la culture et de la créativité bretonnes par-delà les frontières nationales, le Conseil d’administration de l’ACB souhaite désormais structurer à Bruxelles une plateforme de débat et d'information de qualité.
 
En étroite coopération avec tous les organismes et réseaux déjà à l'œuvre, et avec le souci permanent de la complémentarité, cette plateforme poursuivra un double objectif : offrir des services adaptés aux besoins des entrepreneurs bretons pour qui l’Europe représente d'ores et déjà un horizon quotidien de l'action économique ; permettre aux décideurs des institutions européennes d'enrichir leur connaissance des enjeux régionaux et des nombreux atouts d’une région historiquement pro-européenne.
 
Le 10 décembre 2012, nous avons ainsi organisé à la Délégation Bretagne Europe, avec le soutien de la déléguée permanente de la Région Bretagne, Martine Allais, une réunion d’échanges à caractère exploratoire qui a rencontré un vif succès. Nous nous appuierons sur ce premier temps fort pour conforter le développement européen de l'ACB : nous allons ainsi travailler étroitement avec l'Union des Bretons de Belgique pour organiser des temps de convivialité bretonne, et avec la délégation Bretagne Europe pour préparer le déplacement d'une délégation d'entrepreneurs bretons à Bruxelles au cours du premier semestre 2013.
 
Un Conseil international de l’ACB va également voir le jour, composé de Breton-ne-s de la diaspora, des référents pays, qui auront deux missions : informer les entrepreneurs bretons des opportunités de business dans leur pays de résidence et accompagner les entrepreneurs bretons qui souhaitent se déployer dans telle ou telle zone du monde.
 
Je sais que sur tous ces sujets, nous pouvons compter sur nos amis irlandais. Au-delà des liens d'amitié tissés entre la Bretagne et l'Irlande et, j'oserais même entre l'ACB et l'Irlande, je suis particulièrement heureux et honoré de la présence de l'Ambassadeur d'Irlande car, vous le savez, l'Irlande assure la présidence du Conseil de l'Union européenne pendant le premier semestre 2013.  Cette date marque également le quarantième anniversaire de l'adhésion de l'Irlande à l'Union Européenne. Emploi et croissance seront les grandes priorités de l'Irlande pour les six prochains mois et c'est une très bonne nouvelle !
 
2013 est aussi l'année européenne des citoyens, 20 ans après l'introduction de la citoyenneté européenne. Au nom de l'ACB, je souhaite que cette nouvelle année soit celle des entrepreneurs citoyens, que les Bretons incarnent si bien, et celle des citoyens entrepreneurs, entrepreneurs de créativité, de solidarité et d'espérance.
 
L'ACB compte sur vous et votre soutien.
 
Bloavez Mad !